la lame de fond Open Source
Par Eric le mardi 30 août 2005, 19:43 - Logiciel Libre, Linux, Open Source - Lien permanent
la lame de fond Open Source continue sa progression vers les gouvernements et administrations
La progression des logiciels libres au sein des administrations et des gouvernements de la planète apparait aujourd’hui comme un mouvement profond et perenne.
Le Parlement européen, en rejetant définitivement le 6 juillet la directive très controversée relative à la "brevetabilité" des logiciels, a fait disparaitre les derniers obstacles juridiques qui pouvaient subsister en matière d’adoption de logiciels libres en Europe.
Du côté des gouvernements
Après les gouvernements thaïlandais et brésiliens, c’est le Venezuela d’abord et Cuba ensuite qui ont annoncé leur volonté de migrer vers Linux et les logiciels libres, cette année.
Les logiciels libres pourraient faire l’objet d’un décret pour généraliser leur utilisation dans les administrations au Venezuela, c’est ce qu’indiquait l’automne dernier son président, Hugo Chavez. En mai 2005 c’était au tour de Cuba d’officiellement décider de remplacer son parc informatique national sous Windows vers Linux.
Début juillet 2005, le gouvernement norvégien déclarait : "les formats propriétaires n’ont plus leur place dans les échanges entre citoyens et gouvernement". C’est par la voix de son ministre, chargé de la modernisation du système d’information public, Morton Andreas Meyer, que la Norvège a annoncé vouloir qu’une politique de migration vers l’Open Source soit mise en place dès la fin 2006 pour l’ensemble des pays nordiques.
L’inde, de son côté, a mené une action de sensibilisation forte vers ses citoyens en diffusant gratuitement 3,5 milions d’exemplaires, dans un premier temps, de CD gratuits contenant des logiciels open source, dont la suite bureautique openoffice.org, le navigateur Firefox et le client de messagerie Columba.
Le Royaume Uni, par la voix de son premier ministre Tony Blair, va encourager quant à elle les collectivités locales à s’équiper en logiciels libres et distributions Red Hat.
Quant au Maroc,c’est une véritable stratégie nationale qui se dessine point par point. De plus en plus de ministères déploient des solutions basées sur les logiciels libres, comme le Ministère de la Pêche Maritime ou le Ministère des Affaires étrangères. Une rencontre, première de son genre, a d’ailleurs été organisée par le Ministère des Affaires Générales, le 25 juillet 2005, dont l’enjeu était de dresser l’état des lieux de l’open source dans les administrations. D’ores et déjà, le ministère des Finances et de la Privatisation vient de créer « un comité du libre » chargé de proposer une maproad générale pour migrer vers l’open source.
Du côté des administrations publiques
Après Munich et l’intention affichée de la Ville de Paris, c’est la ville de Vienne qui a dévoilé dernièrement son plan de migration sous Linux. Sous Windows 2000, la ville a démarré le test grandeur nature d’une distribution spécifique baptisée Wienux et basée sur noyau Debian. D’ici trois ans, Vienne envisage d’équiper l’ensemble de son parc sous Wiemux, soit 18 000 postes de travail et 560 serveurs. En début d’année, la gendarmerie nationale française a débuté pour sa part un vaste chantier de déploiement d’Open Office, la suite bureautique Open Source, qui remplacera à terme Microsoft Office sur son parc de 70 000 postes.
En France également, le ministère de l’agriculture vient de choisir Mandriva, l’éditeur linux français, pour basculer ses 500 serveurs bureautiques anciennement sous Windows NT 4 vers Linux, comme l’avait fait avant lui le ministère de l’Equipement.
Enfin, le ministère de l’intérieur et de la douane française, et le Ministère de l’éducation envisagent aussi de généraliser l’open source. Au total, ce serait près de 100 000 postes dans l’administration française qui vont ainsi basculer vers les logiciels libres.
Rappelons également que l’automne dernier l’Office fédéral allemand pour la sécurité de l’information et la fédération des associations de consommateurs avaient invité les internautes allemands à abandonner Internet Explorer au profit de Mozilla ou d’Opera, pour des raisons de sécurité.
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